Adoré par un lectorat fidèle (Promets-moi, son roman de l’année fait partie des meilleures ventes actuelles), populaire même au cinéma (l’adaptation de Ne le dis à personne par Guillaume Caneta fait un carton dans les salles et aux César), Harlan Coben n‘a pas à se plaindre de la vie. Promets-moi voit le retourde Myron Bolitar, héros récurrent de plusieurs de ses livres qu’il avait un eu délaissé ses dernières années. Une intrigue comme toujours formidablement maîtrisée, un style épuré
Coben et la promesse
Tous mes romans sont basés sur une simple question de départ : « What if » (Que se passerait-il si…). Pour celui-ci, j’étais à une fête dans mon quartier et j’ai fait promettre à des adolescents de jamais boire et conduire. Si un soir, ils avaient trop bu et devaient rentrer chez eux, Ils pouvaient m’appeler quelque soit l’heure et je viendrais les chercher. C’est cette promesse qui sert de base à Promets-moi. Et qui pourrait faire ce genre de promesse, sinon Myron ? Après, évidemment, j’ai un peu développé…
Coben et son style
A chaque page, chaque paragraphe, chaque phrase, je me demande si c’est assez agrippant et accrocheur, si ça retient suffisamment l’attention et si ça faut avancer l’histoire. Et je traille chaque paragraphe pour qu’il donne envie de luire le suivant. Mais après 15 ou 16 livres, j’ai évidement un peu évolué. Par exemple, pour mon prochain livre, je ne savais pas avant la page 200 comment il se terminerait, ce qui ne m’était jamais arrivé. Cette fois, j’ai été confronté à quelque chose de totalement nouveau dans mon processus d’écriture. Pour un écrivain, l'important est ce qui provoque l’écriture. Moi, j’ai la capacité de pouvoir écrire n’importe où, chez moi, dans ma chambre d’hôtel, au Starbuck’s coffe….
Coben et les traductions
Mes livres sont aujourd’hui traduits dans 37 pays, et ça va jusqu’au chinois, au thaïlandais et au vietnamien. Je ne peux évidemment rien contrôler. Je me rappelle que pour la première traduction en chinois d’un de mes livres, l’éditeur m‘a envoyé es épreuves en me demandant de lui signaler ce qui ne me convenait pas… Quand un livre marche, je dis toujours que c’est grâce à moi. Quand il ne marche pas, je dis que c’est à cause de la traduction.
Coben et ses lecteurs
J’écris sur la vie quotidienne dans un environnement ordinaire, même si je plaque dessus des situations extraordinaires. C’est sans doute pour ça que les lecteurs arrivent autant à s’identifier à mes livres.
Coben et Myron Bolitar
Il y a une chose que j’envie à Myron, c’est son rapport à ses parents. C’est exactement la relation que j’aurais pu avoir – et que j’aurais rêvé d’avoir – avec les miens s’ils avaient vécu plus longtemps.
Coben et Ne le dis à personne.
Ne le dis à personne n’est pas mon film. C’est le film de Guillaume (Canet), Philippe (Lefebvre, le coscénariste) et Alain (Sarde, le producteur) Je l’adore et j’en suis fier, mais je ne le revendique pas. On a très bien fonctionné ensemble dès le départ. J’avais promis de revenir si le film était nominé une fois et on a eu neuf nominations.
Coben et François Cluzet
J’ai du mal à imaginer des acteurs pour le rôle d’un de mes héros. Je n’imaginais personne pour Deardon (le héros de Ne le dis à personne) avant de rencontrer François Cluzet. La première fois que je l’ai rencontré, j’ai fait très, très attention à lui, puisque c’était lui mon personnage. Il a dû me prendre pour un dingue !
Coben et M
J’ai trois passions en ce moment. La première est évidemment Bruce Springsteen, un type du Ne Jersey comme moi et que j’aime depuis des années. Et puis Damien Rice, que je viens de voir en concert. Le dernier est Mathieu Chedid, que j’ai découvert à l’occasion du film (la musique que M a composée a emporté le César et la Victoire de la meilleure musique de film). J’adore notamment la dernière chanson, celle du générique. Lors de la première du film, durant la scène de poursuite, j’tais assis à coté de lui et je lui donnais des coups de coude en lui disant « c’est tellement bon ». Et lui, comma il est assez timide, il n’osait rien dire alors que je lui labourais les cotes ! Après les César, on était ensemble à table et je lui répétais tout le temps « je te l’avais dit que tu aurais le césar »
"Promets-moi", d'Harlan Coben
Belfond
In Metro du 20/05/2007
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